Les 4e et 5e années représentent la phase de recherche approfondie du cursus et préparent à une pratique artistique après la sortie de l’école. Au cours de ces deux années, le développement de la recherche plastique et conceptuelle de l’étudiant·e s’appuie sur les Ateliers de Recherche et de Création, notamment lors des workshops, ainsi que sur des expériences professionnelles lors de séjours, stages ou travaux réalisés à l’extérieur de l’école. L’école propose tout au long de l’année des partenariats avec des acteurs·rices culturel·le·s auxquel·le·s les étudiant·e·s sont associé·e·s.
Trois champs de réflexion sont explorés par les enseignant·e·s :
- Politiques
- Contextes
- Images
Ces entrées thématiques regroupent un ensemble d’enseignements, théoriques et pratiques, et de workshops qui permettent à l’étudiant·e de préciser sa recherche et d’alimenter son travail personnel, tout en lui donnant la possibilité d’échanger avec des professionel·le·s de différentes disciplines. Des ARC hebdomadaires et des conférences accompagnent la réflexion.
Objectifs
Lors des années 4 & 5, les étudiant·e·s doivent progressivement développer leur langage personnel avec l’équipe enseignante en vue de l’obtention du DNSEP et de leur avenir professionnel. Pour cela, ils·elles doivent acquérir et maîtriser les connaissances et compétences suivantes :
- Maîtriser les étapes d’un projet plastique : conception (recherche documentaire et iconographique, dessins, esquisses), expérimentations, production, diffusion.
- Faire preuve de singularité.
- Connaître la scène artistique.
- Pouvoir mobiliser des connaissances théoriques.
- Maîtriser différents modes d’expression : expression orale, expression écrite, expression par la création, par l’exposition...
- Concevoir sa démarche avec l’analyse conceptuelle et formelle d’œuvres ou objets de création en l’inscrivant dans un contexte culturel, historique et social.
Béatrice Guilleman, DNSEP 2019 - ©Camille Kerzerho
Coordination Art
François Perrodin
Coordination Année 4
Nicolas Floc’h
Coordination Année 5
Christelle Familiari
Équipe pédagogique
Dominique Abensour
Amanda Auffray-Liddiard
Soizic Debons
Reynald Drouhin
George Dupin
Christelle Familiari
Nicolas Floc’h
Julie C. Fortier
Benoît Fougeirol
Gaëlle Hippolyte
Raphaële Jeune
Luc Larmor
Laurence Lépron
Guillaume Pinard
François Perrodin
Kristina Solomoukha
Christophe Viart
Dates à retenir
Année 4
Semestre 7
16 septembre 2019 → 24 janvier 2020
16 septembre 2019
Rentrée
19, 20 septembre 2019
Ateliers du Risque
27 septembre 2019
Retour du contrat d’études complété auprès de Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique.
1 → 3 octobre 2019
Rendez-vous de rentrée des groupes de suivi
7 → 11 octobre 2019
Semaine de workshops
4 → 6 novembre 2019
Séminaire « mémoire »
3 → 5 décembre 2019
Rendez-vous intermédiaire groupes de suivi
13 → 17 janvier 2020
Semaine « Pratiques professionnelles »
21 → 23 janvier 2020
Bilan
Semestre 8
24 janvier → 11 mai 2020
27, 28 janvier 2020
Séminaire « mémoire »
3 mars 2020
Rendu intermédiaire du mémoire
17 mars 2020
Soutenance intermédiaire du mémoire
5 → 7 mai 2020
Bilan
25 mai 2020
Rendu définitif du manuscrit du mémoire
Avril-mai-juin 2020
Stages
Dates à retenir
Année 5
Semestre 9
16 septembre → 7 février 2020
16 septembre 2019
Rentrée
19, 20 septembre 2019
Ateliers du Risque (initiative étudiante – voir Informations pratiques, p.214)
27 septembre 2019
Retour du contrat d’études complété auprès de Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique.
1er octobre 2019
Rendu mémoire pour une dernière relecture
1 → 3 octobre 2019
Rendez-vous de rentrée des groupes de suivi
7 → 11 octobre 2019
Semaine de workshops
14 → 16 octobre 2019
Workshop « mise en page du mémoire »
5 novembre 2019
Rendu mémoire 5e année
19 → 21 novembre 2019
Bilan
13 → 17 janvier 2020
Semaine « Pratiques professionnelles »
4 → 6 février 2020
Bilan
Semestre 10
10 février → 29 mai 2020
2, 3 mars 2020
Soutenance mémoire 5e année
29, 30 avril 2020
Jury critique
26 → 28 mai 2020
DNSEP
Grilles de crédits
|
Enseignements Année 4 |
S7 |
S8 |
|
Initiation à la recherche : suivi du mémoire, philosophie, histoire des arts |
9 |
9 |
|
Projet plastique : prospective, méthodologie, production dont le stage (5 ECTS) |
20 |
20 |
|
Langue étrangère |
1 |
1 |
|
Total crédits ECTS |
30 |
30 |
|
Total crédits ECTS cumulés |
240 |
|
|
Enseignements Année 5 |
S9 |
S10 |
|
Méthodologie de la recherche (dont suivi du mémoire et anglais) |
20 |
* |
|
Mise en forme du projet personnel |
10 |
* |
|
Épreuves du diplôme |
||
|
Mémoire |
* |
5 |
|
Travail plastique |
* |
25 |
|
Total crédits ECTS |
30 |
30 |
|
Total crédits ECTS cumulés |
300 |
|
Le contrat d’études
En deuxième cycle, l’étudiant·e est tenu·e de compléter son contrat d’études. Ce document pédagogique lui permet de construire son parcours au sein de l’offre pédagogique, au regard des obligations mentionnées dans l’organisation des études pour chaque année et chaque option. Il·Elle inscrit ainsi les 30 crédits nécessaires à la validation de son semestre. Le contrat est validé par le·la coordinateur·rice de l’année. Il est remis à l’administration, à Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique, le 27 septembre 2019.
Organisation des études
Les étudiant·e·s doivent choisir parmi les enseignant·e·s un·e directeur·rice de recherche qui accompagnera le développement du travail plastique et théorique. Il·Elle est l'interlocuteur·rice principal·e avec qui se définit son projet personnel et son projet de mémoire.
Des groupes de suivi rassemblant plusieurs enseignant·e·s, permettent un travail en commun et prennent en charge la validation des études (bilans). Ils se tiennent à raison de quatre fois par an en année 4 et trois fois par an en année 5. Le premier groupe de suivi est commun aux années 4 et 5. À cette occasion, les étudiant·e·s présentent l’avancée de leurs réflexions théoriques, en lien notamment avec le mémoire, et les pistes de travail qu’ils·elles souhaitent développer durant l’année. Les rendez-vous suivants favorisent l’échange et le suivi collectifs. L’étudiant·e assiste obligatoirement aux rendez-vous du groupe de suivi dont fait partie son·sa directeur·rice de recherche :
- Groupe de suivi du mardi : Reynald Drouhin, Christelle Familiari Laurence Lépron, François Perrodin et Christophe Viart.
- Groupe de suivi du mercredi : Julie C. Fortier, Luc Larmor, Kristina Solomoukha et Dominique Abensour.
- Groupe de suivi du jeudi : Benoît Fougeirol, Gaëlle Hippolyte, Guillaume Pinard et Raphaële Jeune.
L’étudiant·e suit les cours de recherche et théorie des arts et d’actualités critiques. L’étudiant·e participe obligatoirement au séminaire de 4e année.
Il·Elle doit obligatoirement satisfaire aux obligations du cours d’anglais avec Amanda Auffray-Liddiard.
L’étudiant·e précise sa recherche en relation avec son·sa directeur·rice de recherche et au sein du séminaire de 4e année. Il·Elle choisit un sujet de recherche théorique qui alimentera son travail personnel et constituera le mémoire qu’il·elle soutiendra pour son DNSEP. Ce choix s’effectue en accord avec le·la directeur·rice de recherche.
En 4e année, l’étudiant·e effectue un stage ou une mobilité internationale d’une durée minimale d’un mois à partir du mois d’avril.
L’étudiant·e participe au moins à un Atelier de Recherche et de Création
Tableau des ARC, p. 192
L’étudiant·e suit le module sur la préparation à l’insertion professionnelle.
Le projet personnel
L’étudiant·e poursuit notamment dans son espace de travail personnel sa pratique plastique, il·elle peut bénéficier de tous les ateliers techniques de l’école et des compétences de leurs responsables. Le suivi individuel du projet est assuré par le·la directeur·rice de recherche. Plusieurs enseignant·e·s proposent par ailleurs des séances collectives d’accrochage ou de réflexion.
Le mémoire
Si la formation à la recherche est présente tout au long du cursus, elle intervient de manière plus spécifique en 4e année par la rédaction et en 5e année par la soutenance d’un mémoire dans le cadre du diplôme national supérieur d’expression plastique conférant à ce titre le grade de Master.
En 5e année, le mémoire s’inscrit au semestre 9 dans l’unité d’enseignement de méthodologie de la recherche (20 ECTS) et sa soutenance est évaluée comme l’une des deux épreuves du DNSEP (5 ECTS sur les 30 ECTS du DNSEP).
Par la finalisation d’un travail théorique, le mémoire de fin d’études permet à l’étudiant·e d’acquérir une autonomie de pensée et des compétences théoriques et conceptuelles utiles à la poursuite d’une démarche d’artiste ou d'auteur·e. L’élaboration du mémoire se déroule au cours de la 4e année et se finalise dans les six premières semaines de la 5e année.
Le séminaire de la 4e année implique l’étudiant·e dans une dynamique de recherche pour d’une part, définir une problématique à développer en 5e année en vue du DNSEP et d’autre part, se familiariser avec les outils de la méthodologie. Ce travail donne lieu au mémoire de 4e année qui est présenté à l’occasion d’une soutenance intermédiaire devant deux enseignant·e·s durant le semestre 8.
Les six premières semaines du semestre 9 de la 5e année sont consacrées à la finalisation du mémoire.
Ce travail, essentiellement mené sur une année, est nourri de réflexions, de lectures et d’observations contribuant à interroger l’objet d’une recherche en art tout en confrontant des points de vue différents — anthropologique, historique, philosophique, sociologique…
L’objectif du mémoire est de permettre à l’étudiant·e de traiter de questions relatives à ses préoccupations artistiques en suivant une démarche de recherche problématisée. Il accompagne en ce sens un travail pratique. Il requiert une prise de distance critique de la part de son auteur·e. Comparable aux textes de certains artistes, le mémoire pourrait trouver un exemple dans la forme de l’essai tel qu’il constitue dans l’héritage des humanités une ouverture sur le monde et non un objet clos sur lui-même.
Les dits et les écrits d’artistes fournissent de ce fait une ressource évidente à l’égal des œuvres réunies dans le corpus. Les théories et les fictions des artistes témoignent d’une spécificité de la réflexion artistique inséparable de l’attention portée à l’instauration de l’œuvre ; elles constituent une pratique égale au travail réalisé avec les images associées au texte. Des « images de pensée » peuvent être représentées à l’aide d’une iconographie élargie pouvant intégrer divers documents numériques, sonores, audiovisuels.
Comme les citations d’auteur·e·s, les œuvres et les illustrations reproduites ne sauraient se réduire à un complément informatif ; ce sont des objets de connaissance. Elles partagent des fonctions analogues aux méthodes qu’une recherche peut mobiliser au sein de différentes disciplines en sciences humaines, en sciences sociales et dans d’autres domaines. Le mémoire doit être rédigé selon un plan raisonné, avec une table des matières, et utiliser une bibliographie respectant les normes en vigueur.
Le mémoire est élaboré en trois exemplaires. Le jour du rendu définitif du mémoire, l'étudiant·e remet systématiquement deux exemplaires du mémoire à Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique. Ces exemplaires sont répartis comme suit : un pour la personnalité extérieure qualifiée qui préside le jury de soutenance du mémoire et un pour le·la représentant·e de l’école au DNSEP – exemplaire qui sera ensuite remis à la bibliothèque de l'école. L'étudiant·e produit et conserve un exemplaire de son mémoire.
Épreuves du DNSEP
Le jury de DNSEP est composé de cinq personnes, une représentante de l’école : Christelle Familiari pour le DNSEP 2020 et quatre personnalités extérieures qualifiées dont un·e titulaire d’un doctorat.
Le jury de soutenance du mémoire est composé d’un·e représentant·e de l’école et de l’une des quatre personnalités. L’un des deux membres du jury de soutenance du mémoire est titulaire d’un doctorat, il préside ce jury. Le jury de soutenance du mémoire est une émanation du jury du diplôme qui suit l’évaluation du mémoire. Ses membres établissent un rapport qu’ils présenteront aux autres membres lors du jury de DNSEP réuni au mois de juin.
L’évaluation du mémoire porte sur la pertinence du choix du sujet, la capacité de l’étudiant·e à adopter un point de vue critique, la justesse des références bibliographiques et de leurs articulations au projet, la qualité du travail rédactionnel et celle de l’entretien avec le jury.
Pour mémoire, les critères d’évaluation du DNSEP sont les suivants :
- Présentation des travaux (formelle et critique) ;
- Élaboration du projet et processus de la recherche ;
- Positionnement du travail, pertinence des références et de l’articulation des connaissances, niveau de conceptualisation ;
- Qualité des productions.
La soutenance du mémoire a lieu au semestre 10. Sa durée est fixée à vingt minutes. L’épreuve du DNSEP se déroule à la fin du semestre 10. Sa durée est de 40 minutes. Il est rappelé que les deux soutenances sont publiques.
Stages et mobilités internationales
Les stages en France ou à l’étranger
Année 4/M1
L’étudiant·e détermine son programme de travail avec son·sa directeur·rice de recherche. Il·Elle met au point avec eux les modalités de suivi de son stage et de son travail personnel. Les stages à l’extérieur de l’école font l’objet d’une convention qui doit être remise complétée à l’accueil au plus tard le premier jour du stage. Tous les stages font l’objet d’un rapport qui devra être joint au mémoire de DNSEP.
La mobilité internationale
Les échanges à l’étranger doivent être préparés dès la 3e année. L’étudiant·e doit prendre contact avec Amanda Auffray-Liddiard au bureau Erasmus + de l’école pour connaître les possibilités offertes au sein de l’EESAB-site de Rennes et les modalités du stage. La destination du séjour et les modalités de suivi à distance font l’objet d’un accord avec les enseignant·e·s et l’établissement d’accueil.
Pour les étudiant·e·s en séjour à l’étranger, il est indispensable d’établir un programme de travail avec un·e enseignant·e, y compris pour le mémoire.
Pour le suivi, les moyens sont à adapter selon les situations : mail, Skype, plateforme, blog, courriers… Les crédits ECTS sont attribués par l’école d’accueil pour la période à l’étranger dans le cadre d’Erasmus +.
Insertion professionnelle
Le deuxième cycle est une étape importante dans la préparation à la vie professionnelle. Outre les rencontres avec des professionnel·le·s à l’occasion de partenariats ou des conférences, l’école organise une formation pour préparer à l’insertion professionnelle. Elle est assurée par Frédérique Calvez, chargée de développement/Mission formation continue à l’EESAB et Christine Finizio, directrice artistique de DDAB, Documents d’Artistes Bretagne, deux personnalités qui ont réuni leurs compétences pour un programme adapté aux étudiant·e·s en deuxième cycle des écoles d’art.
Il s’agit d’apporter aux étudiant·e·s une meilleure visibilité de leur futur environnement professionnel et des outils leur permettant de concrétiser leur projet après le diplôme, grâce à la mise en lien des savoirs, des expériences professionnelles et des outils méthodologiques.
Ce temps de travail dédié au projet professionnel permet à l’étudiant·e de se projeter dans la mise en place de son activité artistique. L’enjeu est d’accompagner les étudiant·e·s dans la formalisation de leur projet en rendant visibles les liens entre production artistique, diffusion, administration, économie et communication.
Formation photographie numérique
Des formations en photographie numérique et à l’utilisation de logiciels sont proposées au cours de l’année par Caroline Cieslik. L’inscription à ces formations se fait à l’accueil de l’école, auprès d’Annyvonne Rihet.
Chambre/moyen-format/numérisation
18h de formation dont 3h en demi-groupe
Ouvert à 10 étudiant·e·s
Semestres 8 et 10
L’atelier s’articule entre des sessions théoriques et pratiques (exercices en salle et prises de vue sur le terrain). La séance d’introduction à la numérisation s’effectuera en demi-groupe.
Les lundis de l'argentique
5 séances
le lundi de 17h30 à 19h30
Semestres 8 et 10
Un atelier pratique pour engager un travail technique et précis de l'image argentique.
- Séance 1 : Le développement. Expérimenter les couples pellicules/révélateurs et les traitements poussés.
- Séance 2 : Planches contact et petit format. Le maîtrise des temps d'insolation et du filtrage.
- Séance 3 à 5 : Grands formats. Tirages et principes de masquage.
« Side Walk » Exposition d'étudiant·e·s en 4e
et 5e années Art – Annexe Pierre Louail
Anglais
Amanda Auffray-Liddiard
Années 4 & 5
Contenu
Basé sur le principe de rendez-vous (trois étudiant·e·s maximum), l’essentiel est d’habituer l’étudiant·e à s’exprimer sur son propre parcours, ses références et ses réflexions.
Évaluation
À l’occasion de chaque rendez-vous, l’étudiant·e doit rendre un résumé écrit du contenu de ses idées qu’ il.elle entend présenter.
Participation à six rendez-vous par an au minimum.
Les séances sont obligatoires pour les étudiant·e·s francophones et seront évaluées sur le principe du contrôle continu.
L’attribution des crédits se fait sur la base de l’assiduité, d’une progression et d’un travail qui démontre la volonté d’améliorer son niveau de départ. Toute impasse ou absence répétée ne pourront donner lieu à un rattrapage.
Un·e étudiante n'ayant pas assisté aux rendez-vous n’obtiendra pas les crédits d'anglais et ne pourra pas se présenter au DNSEP.
Français, langue étrangère
Soizic Debons
Années 4 & 5
Destiné aux étudiant·e·s de langue étrangère
Aide à la rédaction des écrits et mémoires et à la mise en perspective du propos.
Accompagnement du mémoire – Méthodologie et culture générale
Raphaële Jeune
Contenu
Accompagnement méthodologique à la recherche et à la rédaction du mémoire dans ses différentes étapes : définition et maturation du sujet et du format rédactionnel, quête de références artistiques et bibliographiques, problématisation, structuration, argumentation, écriture et préparation à la soutenance.
Objectifs
Aider l’étudiant·e à avancer progressivement dans la conduite de son mémoire en respectant les échéances données par l’équipe d’encadrement. Ceci dans l’optique, pour lui·elle, de tirer le meilleur parti de ce travail pour sa réflexion et sa recherche plastique.
Méthode
Séances hebdomadaires, avec deux modes d’intervention différents selon les étapes de travail :
Séances collectives pour la transmission et la mise en pratique d’outils méthodologiques.
Rendez-vous individuels visant à faire le point sur l’avancée du travail, soulever d’éventuelles difficultés, aider l’étudiant·e à articuler sa pensée, et le·la guider vers des références artistiques, historiques et théoriques.
Évaluation
Soutenance intermédiaire du mémoire au printemps du semestre 8.
Séminaires 4e et 5e
(En alternance)
Dirigés par Dominique Abensour et Christophe Viart, les séminaires de 4e et 5e années sont des espaces d’étude, de recherche et de réflexion partagés entre étudiant·e·s et enseignant·e·s associé·e·s. Les travaux à mener en perspective du DNSEP sont nourris par des cours, des workshops, des visites d’exposition et des rencontres avec des acteurs·rices de l’art.
Atelier mémoire
Dominique Abensour, Raphaële Jeune, François Perrodin, Christophe Viart
Année 4
Contenu
Le séminaire de 4e année engage les étudiant·e·s dans une démarche de recherche pour définir une problématique qui permettra de développer une réflexion à l’appui de lectures, de visionnements ou d’écoutes et d’une documentation iconographique. Le séminaire est le lieu de l’accompagnement méthodologique pour les mémoires ; il est aussi le temps du suivi et de la réflexion commune sur le mémoire associant les enseignant·e·s de pratique et de théorie. La construction du mémoire s’élabore en trois étapes réunissant les étudiant·e·s et quatre enseignant·e·s : un workshop mémoire en novembre pour établir le projet de la recherche, des entretiens individuels en janvier sur la présentation de la table des matières et des références étudiées, et une soutenance intermédiaire du mémoire en mars afin de définir le programme de travail qu’il resterait à mener. À la suite de cette soutenance intermédiaire, l'étudiant·e dispose de deux mois pour finaliser son travail avant la remise de son manuscrit. La dernière étape du mémoire, sa finalisation après dernière relecture et sa mise en page, aura lieu dans les six premières semaines de la 5e année. Entre ces étapes, le suivi des mémoires est assuré par les trois enseignant·e·s d’histoire et théorie des arts (D. Abensour R. Jeune, C. Viart) et par les directeur·rice·s de recherche de chaque étudiant·e.
4, 5, 6 novembre 2019
Workshop Mémoire
27, 28 janvier 2020
Entretiens
17 mars 2020
Soutenance intermédiaire
25 mai 2020
Remise du manuscrit
En lisant, en écrivant, en râchachant
Christophe Viart
Année 4
« En lisant, en écrivant, en râchachant »: parallèlement au séminaire, Christophe Viart proposera plusieurs interventions sur les relations entre récits et représentations, écritures de soi et aventures, enquêtes et poésie, à partir d’exemples empruntés aux arts plastiques, à littérature, au cinéma, à la musique. Il s’agira aussi de se demander comment parler des œuvres que l’on n’a pas vues, lues ou entendues.
Bibliographie
- Pierre Bayard, Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?, Paris, Minuit, 2007.
- Walter Benjamin, Je déballe ma bibliothèque [1931], traduit de l’allemand par P. Ivernel, Paris, Rivages poche, Petite bibliothèque, 1980.
- Italo Calvino, Leçons américaines. Six propositions pour le prochain millénaire, traduit de l’italien par C. Mileschi, Paris, Gallimard, Du monde entier, 2017
- Michel Foucault, Le Beau Danger. Entretien avec Claude Bonnefoy [1968], Paris, Éditions de l’EHESS, Audiographie, 2011.
- Julien Gracq, En lisant, en écrivant, Paris, José Corti, 1980.
- Lyn Hejinian, Ma vie [1987], traduit de l’anglais (États-Unis) par A. Lang, M. et N. Pesquès, Dijon, Les presses du réel, Motion Method Memory, 2016
- Suzanne Liandrat-Guigues, Esthétique du mouvement cinématographique, Paris, Klincksieck, 50 questions, 2005.
- Greil Marcus, Lipstick traces. Une histoire secrète du vingtième siècle [1989], traduit de l’anglais par G. Godard, Paris, Allia, 1999.
- Susan Sontag, Garder le sens mais altérer la forme. Essais et discours [2007], traduit de l’anglais (États-Unis) par A. Wicke, Paris, Christian Bourgois, 2008.
Savoirs et usages des images
Christophe Viart
Contenu
Loin de s’être dématérialisées sous l’influence des techniques numériques, les images vivent sous de multiples formes sans renoncer à leurs dimensions matérielles. Une copie de synthèse ne dispose pas de moins de propriétés physiques qu’une affiche publicitaire, qu’un billet de banque ou qu’une gravure d’Albrecht Dürer. Toutes sont fabriquées par l’homme. Longtemps tenues à distance, elles font depuis plusieurs années l’objet d’une reconnaissance paradoxale face au déferlement des données que nous ne pouvons endiguer. C’est en partant des réflexions d’historiens et d’anthropologues, comme W. J. T. Mitchell, Hans Belting ou Philippe Descola que nous chercherons à porter un autre regard sur les images comme sujet propre à notre époque. Il ne s’agira pas toutefois d’abandonner définitivement l’aventure sémiologique à laquelle beaucoup sont encore redevables, mais d’intégrer de nouvelles problématiques aux savoirs des images, et d’en observer les effets non seulement sur le terrain de l’art et dans la culture de masse, mais aussi sur les plans économique et politique.
Objectifs
Ce séminaire aborde les images dans leur plus grande disparité en rapport d’un côté avec les usages qu’en font les artistes ou tou·te·s les consommateurs·rices et d’un autre côté avec les approches des historien·ne·s et des anthropologues associé·e.s au tournant iconique opéré à la fin du XXe siècle. Il vise à fournir des repères, à apprendre et à partager des méthodes, à approfondir, à critiquer et à mettre en commun des savoirs.
Méthode
En articulation avec l’attention portée aux images, la réflexion menée collectivement s’attachera à des problématiques en portant sur l’étude d’exemples particuliers et sur la lecture de textes de théoricien·nne·s et d’auteur·e·s : artistes, réalisateurs·rices, écrivain·e·s.
Le cours se déroule de 9h15 à 12h15 le mardi tous les quinze jours.
Évaluation
Assiduité, participation et exposé donnant lieu à un dossier.
Bibliographie
- Emmanuel Alloa (dir.), Penser l’image I, II, III, Dijon, Les Presses du réel, Perceptions, 2010, 2015, 2017.
- Hans Belting, Pour une anthropologie des images [2001], traduit de l’allemand par J. Torrent, Paris, Gallimard, 2004.
- John Berger, Voir le voir [1972], traduit de l’anglais par Monique Triomphe, Paris, B42, 2014.
- Horst Bredekamp, Théorie de l’acte d’image, traduit de l’allemand par F. Joly, Paris, La Découverte, 2015.
- Philippe Descola ed., La Fabrique des images. Visions du monde et formes de la représentation, Paris, Musée du quai Branly, Somogy, 2010.
- W. J. T. Mitchell, Que veulent les images ? Une critique de la culture visuelle, traduit de l’anglais (É.U.) par Maxime Boidy, Nicolas Cilins et Stéphane Roth, Dijon, Les Presses du réel, Perceptions, 2015.
- Aby Warburg, L’Atlas Mnémosyne, Paris, L’écarquillé, 2012.
Actualités critiques
Dominique Abensour et Christophe Viart
Années 4 & 5, en alternance
Contenu
À partir de visites d’expositions et de rencontres avec des artistes, des penseurs·seuses et des acteurs·rices de l’art, il s’agit de développer une pratique analytique personnelle enrichie par un travail de lecture et d’écriture.
Objectifs
Le cours engage les étudiant·e·s dans une suite de travaux réflexifs sur les enjeux des pratiques artistiques actuelles en lien avec leur propre démarche. Il fournit un accompagnement méthodologique à la recherche, notamment pour la finalisation du mémoire et la soutenance du DNSEP.
Évaluation
Les étudiant·e·s présentent différents exposés sous la forme de comptes rendus de visites d’expositions et d’études d’œuvres et de textes. Ces travaux permettront de nourrir le mémoire attendu pour le DNSEP.
Politique
Pratiques transversales et multimédia
Reynald Drouhin
Auprès des étudiant·e·s de deuxième cycle, l’enseignant propose une approche sur l’impact d’Internet et des réseaux sociaux sur les pratiques plastiques.
Atelier sculpture/installation
Nicolas Floc’h
Nous sommes informé·e·s qu’il est urgent de réinventer nos modes de vie, nos modes opératoires et par conséquent les pratiques artistiques doivent permettre, en dialogue avec la société, de repenser nos manières d’être au monde. Le vivant, sous toutes ses formes, est essentiel. De fait, nous faisons partie de la biodiversité qu’il convient de préserver, notre sort y est intimement lié, nous le savons, mais quelle expérience en avons-nous ? Dans un monde de plus en plus urbain, il est urgent de générer des processus qui nous reconnectent au vivant et qui nous permettent de comprendre par là même notre monde. Habitons-nous un bâtiment, une ville ou un milieu ? Sur les trois, seul le milieu est vital, c’est notre habitat !
Le sujet proposé cette année est commun aux étudiant·e·s de première année et à ceux·celles des quatre années de l’option Art. Ce sujet, qui en réalité en recouvre plusieurs, doit permettre d’interroger productions et pratiques en les confrontant aux enjeux qui traversent notre société. Travaillant moi-même en grande partie sur l’océan je me réfère à l’ODD (Objectif de Développement Durable) n°14 qui en recoupe plusieurs. La meilleure synthèse des enjeux de notre époque se trouve sans doute dans cette liste des dix-sept ODD de l’ONU: https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/
Il s’agit d’un sujet monde, celui du nôtre, assurément, où chacun·e y trouvera son entrée et sa place, au plus près de ses préoccupations, sans concession. Ce « sujet(s) » est donc un atelier qui propose en premier lieu de sculpter nos vies, de nous engager activement dans la construction d’un changement radical et d’interroger ensemble nos manières de créer, de produire et de montrer.
Pour cela en complément des dix-sept ODD, je liste quatre entrées possibles et complémentaires :
1- L’océan, les interconnexions
L’océan est vital, aborder l’océan c’est commencer à comprendre le système planétaire, son interaction avec la terre, l’atmosphère et les glaces. C’est comprendre que nous respirons et vivons grâce à lui ou que nous sommes sur la planète. Comme lui, nous sommes composé·e·s principalement d’eau, il est notre origine, il est notre passé, notre présent et notre futur. L’océan est inaccessible, méconnu, sous-étudié et sous-représenté. Il est urgent de contribuer à sa connaissance et les artistes ont un rôle majeur à y jouer.
2- Le vivant, le terrain, l’expérience des choses
Comment parler du vivant sans y être confronté·e ? Comment approcher un espace sans le parcourir ? Il est essentiel de sortir des murs des écoles, car le monde réel avance et se transforme beaucoup plus vite que ce que nous pouvons imaginer. Il convient de réduire le décalage grandissant entre notre monde/milieu et l’expérience que nous en avons. Les écologues parlent de la perte d’expérience de la nature qui s’accompagne d’un appauvrissement de la norme en termes de biodiversité. Chaque génération perd la référence de la génération précédente et se base sur un référent chaque fois appauvri. Processus biomimétiques, expériences de terrain, approches documentaires, composition des savoirs et dialogues avec les scientifiques semblent plus que jamais indispensables.
3- Les matériaux, le processus
Les matériaux déterminent la nature du travail et de l’atelier. Plus que jamais, ils cristallisent les enjeux des œuvres de demain, non pour leurs propriétés mécaniques ou esthétiques, mais pour leur capacité à intégrer ou symboliser une dimension durable voir cyclique. Comment tendre vers une disparition ou une régénération de la matière sculpturale ? Comment explorer la matière et le vivant, indissociables, dans un atelier-monde ?
4- Se nourrir
Dans notre environnement urbain, la nourriture reste sans doute le dernier lien au milieu naturel, mais une fois encore transformé, décontextualisé, déconnecté. Le lien quotidien que nous entretenons avec la nature par le fait de se nourrir est un des vecteurs qui nous permet d’explorer les espaces, les modes de production et leurs enjeux à partir du moment où nous l’interrogeons.
Objets désobéissants
Kristina Solomoukha
Semestres 7 et 9
Objets désobéissants : réappropriation et transformation de formes existantes.
Contenu
Si la nécessité est mère d‘inventions, selon le proverbe anglais, quel type d’objets produit la résistance ? De la théière des Suffragettes aux robots de protestation, quel est le rôle des objets dans les mouvements pour le changement social ? À partir de quelques exemples choisis, nous allons voir comment le militantisme politique génère une richesse d’ingéniosité en matière de créativité collective.
Exemples d’œuvres en lien avec le cours : l’œuvre de David Hammons ; Objets de grève, 2000-2003 de Jean-Luc Moulène ; In God They Trust, 2005 et la série des Passe-partout de Claire Fontaine ; Non commercial artist, 2008 de Joana Bastos.
Objectifs
Concevoir un projet, le développer au regard des questionnements définis et à travers l’approche technique et théorique.
Comprendre les enjeux du travail et être capable de les expliciter.
Semestre 8
Suivi des travaux. Direction des mémoires.
Semestre 10
Suivi des travaux. Préparation au DNSEP.
Méthode
Chaque cours commencera par une présentation d’œuvres en lien avec le sujet. Conjointement aux apports théoriques les étudiant·e·s formuleront des questionnements et des propositions plastiques. Les projets seront discutés collectivement afin de définir, nommer et développer les pistes de travail. L’accrochage est l’occasion d’expérimenter les différentes possibilités spatiales de présentation du projet ainsi que d’élaborer sa présentation verbale en s’appuyant sur des références artistiques.
Évaluation
Présence au cours, participation à la discussion collective.
Développement du projet personnel, compréhension de ses enjeux.
Maîtrise technique et qualités plastiques du travail.
Workshop « Politiques des lieux »
Toutes options 3-4-5
Workshop ouvert à 15 étudiant·e·s
Ouvert à tou·te·s en « auditeur·rice libre » sans limite de nombre de participant·e·s
Contenu
Faisant suite au workshop 2018-2019 « We cannot work like this : Decolonial Practices and Degrowth », le workshop « Politiques des lieux » est initié et sera mené en grande partie par des étudiant·e·s. Les séances de travail auront lieu tous les 15 jours sous forme de projections de films (Cinéclub), débats et actions collectives.
Plusieurs rendez-vous et moments forts sont prévus :
18, 19 et 20 octobre 2019
Voyage à Mechelen (Belgique), participation aux événements de clôture de la biennale Contour 9 ; rencontre avec Pierre-Philippe Duchâtelet, graphiste, enseignant à l’ERG et les étudiant·e·s du master Design et Politique du Multiple.
20, 21 et 22 novembre 2019
Conférence le 21 novembre à 18h à l'auditorium de l'EESAB-site de Rennes de Natasa Petresin-Bachelez commissaire de la neuvième édition de biennale Contour à Mechelen à laquelle nous avons participé ; workshop avec Natasa Petresin-Bachelez les 21 et 22 novembre à Rennes, en collaboration avec Pierre-Philippe Duchâtelet et des étudiant·e·s de l’ERG.
11-14 février 2020
Voyage à Bruxelles, collaboration avec les enseignant·e·s et étudiant·e·s de l’ERG. Le travail sera concentré sur deux pôles : « Passé colonial en question », visites du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren et de l’Atomium et « Les nouveaux lieux culturels dans le quartier Molenbeek de Bruxelles », comment existent-ils dans la ville ? Leur passé, leur expansion et leur influence sur le quartier.
Contextes
Sculpture/installation/performance
Christelle Familiari
Suivi individuel. Réflexions sur la recherche personnelle, le travail plastique et la thématique du mémoire ainsi que sa mise en forme.
Réalisation régulière d’accrochages collectifs à l’annexe de l’école.
Création d’échanges avec des acteurs·rices culturel·lle·s ou autres personnalités engagées dans tous autres domaines selon le travail et le besoin de chaque étudiant·e ainsi que ses orientations futures.
Objectifs
Former le regard, être attentif·ve à ce qui nous entoure, aux lieux et aux personnes actives dans notre monde contemporain.
Travailler sur la réflexion critique et accompagner la recherche par des références artistiques.
Les entretiens permettent de prendre en compte la singularité de la démarche du projet et des productions de l’étudiant·e. C’est au cours de ces dialogues, fondés sur une connaissance personnelle progressivement acquise que peuvent se préciser les intentions et le projet de l’étudiant·e. C’est aussi le moment où s’élaborent des analyses, où l’enseignante peut donner des conseils méthodologiques, pratiques, techniques et orienter l’étudiant·e en lui proposant des références artistiques, historiques, critiques en relation étroite avec son travail.
En outre, ces entretiens participent à se familiariser avec les critères d’évaluation du DNSEP :
- Présentation des travaux (formelle et critique) ;
- Élaboration du projet et processus de la recherche ;
- Positionnement du travail, pertinence des références et de l’articulation des connaissances, niveau de conceptualisation) ;
- Qualité des productions.
Méthode
Petit groupe.
Évaluation
Assiduité, pertinence des projets, réalisations de qualité et grande participation dans le groupe.
Workshop « SPEAKER’S CORNER #3 »
Christelle Familiari et David-Michael Clarke
Option Art 3-4-5
En collaboration avec le TNB
Workshop ouvert à 7 étudiant·e·s
À l’issue d’une immersion lors du Festival TNB, les 7 étudiant·e·s de l’EESAB-site de Rennes et les 7 étudiant·e·s de l’ESBA TALM – Le Mans vont prendre position, incarner leurs idées, se confronter à un public, pour parler, chanter, bouger, danser, bref... s’exprimer sur différents regards qu’ils ont pu porter sur les spectacles vus.
Méthode
4 novembre → 9 novembre 2019
Immersion lors du Festival du TNB
8 et 9 novembre, 28 et 29 novembre 2019
Masterclass/ateliers pratiques, journée d’étude, spectacles et rencontres
25 novembre → 29 novembre 2019 au TNB
Workshop écriture et édition avec Fabrice Reymond
Soirée du 29 novembre 2019
Workshop Résidence Restitution publique
Évaluation
Sélection des 7 étudiant·e·s par le biais d’une note de motivation détaillant les intérêts de réaliser ce workshop par rapport à leur projet personnel.
Assiduité.
Pertinence des projets, réalisation de qualité et grande participation dans le groupe.
La prise de parole comme geste artistique
Julie C. Fortier
Nombre d’étudiant·e·s en suivi : 3 étudiant·e·s (comprenant le suivi de mémoire) en 4e année ;
6 étudiant·e·s en 5e année
Au deuxième cycle, les étudiant·e·s prennent conscience de ce qui caractérise leur démarche. Le suivi de projets met l’accent sur la qualité, l’engagement personnel, la justesse du travail, l’expérimentation, l’interrogation des modes de présentation des œuvres, l’organisation nécessaire à leur monstration et la constitution de réseaux de travail.
Objectifs
En multipliant les expériences de communications et d’expositions de leur travail, les étudiant·e·s pourront progressivement mesurer la place singulière qu’il peut occuper dans le champ de l’art contemporain et développer leur réseau et ainsi le poursuivre en toute autonomie à la sortie de leurs études, grâce aux liens qu'ils·elles auront pu également développer entre eux·elles.
Méthode
Lors de séminaires hebdomadaires plusieurs exercices de prise de parole sont proposés : les étudiant·e·s doivent présenter leur mémoire, une œuvre marquante pour eux·elles, ou leur travail sous la forme d’un Pechakucha, etc. Ces exercices les aident à clarifier leurs idées, à les synthétiser et à les transmettre de manière intelligible. Ils favorisent l’écoute de la part des autres étudiant·e·s et la discussion. Ces exercices mèneront à l’élaboration d’une conférence, prise de parole conçue comme un geste artistique à part entière. Outres ces séminaires, une heure par semaine sera consacrée aux entretiens individuels pour le suivi des mémoires et des projets de diplôme.
Au second semestre il s’agit de mettre en œuvre une présentation publique dont le processus est entièrement conduit par les étudiant·e·s. Choisir un lieu, un contexte, déterminer les modalités de présentation et de communication, toutes ces étapes reprennent la mise en commun des compétences diverses développées par chacun·e d’entre eux·elles pour construire un projet dont la visée dépasse leur seul travail.
Évaluation
Évaluation continue sur la qualité de la participation dans les présentations en groupe et l’assiduité aux cours.
La proposition finale sera évaluée en fin de semestre sur la qualité, la justesse et la pertinence dans les choix par rapport au travail de l’étudiant·e.
Au second semestre l’évaluation portera sur la qualité de la participation dans la réalisation de la présentation publique organisée en groupe.
Références artistiques et bibliographie
- Mark Geffriaud
- Jimmie Durham
- Eric Duyckaerts
- Quentin Lannes
- Thomas Huber, Mesdames et Messieurs – Conférences 1982-2010, Mamco, Genève, 2012.
Dessin
Gaëlle Hippolyte
Les cours de dessin s’appliqueront à suivre les recherches personnelles mises en place en premier cycle par chaque étudiant·e.
Exercices réguliers d’accrochages des projets en cours, discussions collectives et exercice de description.
Objectifs
Semestre 7 : Atmosphère et Scénario
Utiliser les acquis du premier cycle pour inscrire vos travaux, vos projets dans un environnement. Du détail sachant suggérer une atmosphère ou indiquer une échelle, la visualisation d’un espace choisi. Nous apprendrons à rendre ces dessins clairs, explicites, tout en conservant leur expressivité. Dresser un scénario permettra, entre dessin et prise de notes, de favoriser la préparation du mémoire.
Semestre 8 : Le dessin comme écriture
Si le dessin doit être en mesure de communiquer clairement avec ses différent·e·s interlocuteurs·rices, il peut agir comme un filtre nébuleux qui apporte des éléments qui n’auraient pas trouvé écho directement dans le langage. Une pratique qui semble donc indispensable à l’évolution de la recherche ; une aide précieuse au développement de la pensée.
Semestre 9
Intensifier la pratique du dessin et affirmer la singularité de votre écriture pour enrichir et situer vos travaux. Tester les différents modes d’accrochages et en connaître les usages. Essayer différents assemblages dans des espaces adéquats. Avoir le souci du détail, savoir faire des choix, se positionner tout en sachant exposer la progression des recherches, dans une inscription culturelle riche et claire.
Semestre 10
Entretiens réguliers pour accompagner la mise en forme de la production graphique de l’année qui accompagnera et enrichira vos recherches pour la préparation du DNSEP.
Méthode
Semestre 7
Penser que le tracé précède l’inscription et que le dessin est le moyen un moyen de communication privilégié.
Semestre 8
Il s’agira de laisser une place pour évacuer un certain nombre de formes et pour se mettre dans une disposition d’ouverture. En marge des projets, cette pratique du dessin libre pourra être une fin en soi, une forme de divagation.
Évaluation
Évaluation continue. Engagement personnel dans les sujets, curiosité et mémorisation des œuvres étudiées en début de cours. Les étudiant·e·s devront s’investir avec assiduité, générosité et application. Présentation des travaux accrochés et discussions collectives régulières.
Bibliographie
Des exemples de dessins variés empruntés à différents registres iconographiques (dessin de presse, bande dessinée, pratique amateur, dessin industriel, etc.), ponctueront les séances.
Pratique sonore, enjeux & recherche
Luc Larmor
Préparation et suivi collectif du mémoire
Objectifs
Aider l’étudiant·e à problématiser et organiser le sujet de son mémoire.
Méthode
Discussions collectives, échanges autour des différentes approches et formulations, échanges entre étudiant·e·s de 4e et de 5e années. Propositions d’accrochages, de performances, de dispositifs.
Contenu
Sont abordées en situation, et en croisant les pratiques des un·e·s et des autres notamment, la question d’un point de vue en théorie et en pratique, celle de la délimitation d’un objet par-delà ce qui se donne à voir ou à entendre. Ainsi qu’une réflexion autour « du geste plastique et son origine ».
Modalités d’enseignement
Construction, lors des échanges collectifs, d’une trame discursive et questionnante s’attachant à repérer et repenser, approfondir contextuellement, déconstruire aussi les notions trop vite et facilement avancées, généralistes dans leur spontanéité, mots « valises » et concepts « fourre-tout » utiles à l’expression, freins pour l’analyse.
Images
Mémoire et métaphore
George Dupin
Années 4 & 5
L’atelier porte sur l’étude et le choix d’une iconographie, permettant la mise en forme d’un cahier d’images pour le mémoire des 4e et 5e années.
« Warburg se définit lui-même comme «historien», un «historien des images» et non de l’art. En tant que tel, il cherche à retrouver ou à construire les liens qui paraissent unir les époques à partir de l’examen des images. Une telle démarche n’a en soi rien de très nouveau. Ce qui fait son originalité, c’est l’intérêt qu’il manifeste pour ce qui n’est pas l’image, mais que celle-ci rend accessible et qui rend celle-ci compréhensible : la vie des hommes, leurs passions, leurs peurs et leurs désirs, leurs activités, leurs modes de pensée ».
À propos de L’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg
Texte de Roland Recht, L’Écarquillé, 2012.
Contenu
À partir du sujet de vos mémoires et pour enrichir votre travail de recherche théorique, il s’agira de produire un travail en images, un document iconographique rendant compte de vos questionnements. L’augmenter par analogie ou métaphore afin de produire avec l’aide d’une suite d’images, la compréhension des enjeux que sous-tend votre recherche. L’intuition est un élément constructif de votre référencement, il s’agit ici de la mettre en forme pour en donner une hypothèse perceptible.
Moyens
À travers le choix d’une iconographie ouverte à tous médiums, élaborer un cahier d’images. La narration et le montage par la juxtaposition des images donnant ainsi à voir les liens et l’inscription culturelle de votre recherche.
Évaluation
Le cahier d’images devra être reproductible et être rendu sous forme imprimée et numérique PDF. Choix de l’iconographie, qualité et pertinence du rendu éditorial.
Recherches individuelles et collectives.
Bibliographie
- John Pawson, Minimum, Phaidon Press, 1996.
- Aby Warburg, L’Atlas Mnémosyne, texte de Roland Recht, L’Écarquillé, 2012.
S’approprier la photographie
Benoît Fougeirol
Contenu
Suivi des mémoires et des projets.
S’ouvrir aux ruptures, dérèglements et déplacements pour approfondir la recherche et le projet personnel, développer son regard critique.
Work in progress/Séminaire photographie et vidéo
Caroline Cieslik, George Dupin, Julie C. Fortier, Benoît Fougeirol
Toutes options 3 et 5e années
Ouvert à 15 étudiant·e·s.
En vue de la préparation aux diplômes, les enseignant·e·s de photographie et de vidéo de l’école proposent d’animer un séminaire critique transversal aux trois options, pour les années diplômantes, sur la photographie et la vidéo. L’enjeu est, sur des temps d’échanges et de fabrication collectifs, d’aider les étudiant·e·s à débattre de leurs projets, à les matérialiser et de travailler sur leur mise en espace.
Calendrier des rencontres :
- Journée d’études le jeudi 28 novembre 2019 à l’auditorium
- Le jeudi 30 janvier 2020
- Le jeudi 26 mars 2020
- Le jeudi 14 mai 2020
Estampes
Laurence Lépron
Le deuxième cycle est l’occasion d’interroger l’image au travers des moyens du multiple de l’édition. Il s’agit de mettre en place un projet au langage personnel mobilisant les connaissances artistiques contemporaines afférentes.
Méthode
Suivi hebdomadaire de la pratique et du mémoire.
Évaluation
Évolution et développement du projet.
Bibliographie
Les références bibliographiques seront transmises lors des cours en lien avec les problématiques mises en jeu.
ARC Ça ne ressemble à rien
François Perrodin
Option Art 3-4-5
Derrière ce titre en guise d’expression commune se cache une réflexion sur le statut de l’art et la possibilité de sa visibilité qui, faisant le constat de l’absence de référent connu, interroge la validation de sa perception et de sa reconnaissance.
La palette que recoupe cette expression est large et relève, pour en poser à titre d’exemple quelques termes, d’une évidence présupposée des codes de la représentation réaliste, d’un faire correspondant à un code établi, d’un référencement obligé des pratiques.
On se retrouve, dans cette situation d’absence, à faire le constat que les points d’ancrage des acceptations possibles de l’art nous échappent. Si les pratiques artistiques n’échappent pas à ce qui vient d’être énoncé, c’est-à-dire des codes, leurs acceptations, les moyens qui les accompagnent et qui permettent que se réalisent les enjeux de communication et de sens que porte l’art, elles en interrogent aussi, de manière très volontaire depuis cent-cinquante ans, la périphérie et les limites. En avançant par ruptures, qui mettent un moment en défaut les hypothèses de perception et d’enjeux partagés, ces déplacements redéfinissent de nouveaux champs d’acceptation de ce que nous considérons comme relevant de la notion d’art.
Ce qui nous amènerait à problématiser la question sous la forme suivante : à une période où les codes contemporains, dans l’affirmation de leur diversité ouverte et la finalité d’une inscription dans le réel, impliquent les objectifs positifs de visibilité, d’efficacité, de sens et de réseau comme des critères et des repères d’évidence, comment envisager des stratégies qui, plus que la justification de ce qui n’est jamais qu’une certaine conception, en permette l’interrogation ?
Cet axe de recherche a été conçu pour s’étendre sur plusieurs années, chacune consacrée à une approche particulière de la question.
Un premier sur le statut contemporain de l’abstraction qui, par la rupture du lien analogique de représentation et les conceptions autonomes de la matière et de la forme qui peuvent y être liées, a été le premier à donner forme à une telle rupture.
Un second sur les déplacements possibles des codes liés au réalisme qui sont un référent essentiel dans les diffusions des informations par les moyens de communication numérique, et sur le remplacement des référents concrets par les référents virtuels porté par l’omniprésence de l’image.
Un troisième sur les conceptions des mécanismes de la vision et leurs relations aux théories de la connaissance, interrogera cette question du référent autour de la notion de modélisation, c’est-à-dire des stratégies de représentation et d’intelligence du réel qui y sont en jeu.
2019/2020
Après une année 2017/2018 consacrée aux glissements de définition qu’apportèrent les pratiques modernistes, en particulier la succession des avant-gardes et les velléités successives de redéfinition de l’art et de ses pratiques, puis une année 2018/2019 consacrée à l’abstraction, ses définitions et les réinvestissements récents dont elle a pu faire l’objet, l’année 2019/2020 va introduire, en guise de conclusion à cette recherche, à certaines hypothèses précisant les conditions de la visibilité contemporaine du monde.
Il s’agit de faire le point sur ce que les connaissances et les outils dont nous disposons, dans la complexité de leurs dimensions techniques mais aussi conceptuelles, nous permettent de rendre visible et sur les formes particulières que prennent ces visibilités.
Les notions de dispositif, de transparence et de résistance, de ruptures et de crises, de situation et d’identité, de création, d’intelligible et de sensible forment un ensemble de mots clés qui permettent de présenter le champ des notions abordées. La recherche, sous forme d’un séminaire par mois, tentera d’en préciser les enjeux afin de positionner ces termes comme des axes de réflexions dans les débats artistiques actuels.
Bibliographie
- Henri Focillon, La vie des formes, PUF, 2013.
- Martin Heidegger, De l’origine de l’œuvre d’art, Rivages, 2014.
- Theodor Adorno, Théorie esthétique, Klincksieck, 2011.
- Ludwig Wittgenstein, Le cahier bleu et le cahier brun, Gallimard, 2004.
- John Dewey, L’art comme expérience, Gallimard, 2010.
- Arthur Danto, La transfiguration du banal, Seuil, 1989.
- Roger Pouivet, L’ontologie de l’œuvre d’art, Jacqueline Chambon, 1999.
Une bibliographie spécifique sera précisée en début d’année.
QCD
Guillaume Pinard
Contenu
Optimisation des ressources.
Planification tactique.
Mise en œuvre opérationnelle.
Gestion de la qualité des produits.
Professionnalisation.
Objectifs
Ateliers de recherche et de création
Tableau des ARC, p. 192
Béatrice Guilleman, DNSEP 2019
Side Walk Exposition d'étudiants·e·s en années 4 et 5
Monde miniature (détail), Yi-Ping Huang