Deuxième cycle Design graphique : édition, expositions.
Les quatrième et cinquième années permettent aux étudiant·e·s de développer une démarche personnelle nourrie par des projets collectifs ambitieux. Ceux-ci sont menés avec des partenaires extérieurs issus du monde artistique et culturel (écoles étrangères, musées et centres d’art, associations diverses). Le programme s’appuie sur le rôle du·de la designer graphique qui consiste à « rendre public » un contenu, appliqué ici à l’édition ou à l’exposition, et à des formes innovantes qui combinent ces deux aspects avec le numérique. L’équipe articule, autour de compétences graphiques et typographiques complémentaires — où le design interactif occupe une large place — des apports en photographie, en dessin, en histoire de l’art et histoire du design graphique. Le deuxième cycle, qui s’attache à toujours lier pratique et théorie, s’adosse de manière concrète à la recherche spécialisée qui est menée depuis une dizaine d’années dans l’option, non seulement à travers des journées d’étude et des conférences, mais aussi des workshops et des sujets de séminaire et d’atelier liés aux thématiques développées.
Le deuxième cycle forme au design graphique par l’expérimentation, assure l’acquisition de l’autonomie nécessaire à la vie professionnelle et familiarise avec la dimension internationale du métier. Sans exclure l’écriture subjective, ni le travail sur l’image, le deuxième cycle incite à une prise de position critique face à la pratique et au contexte social et politique dans lequel elle s’exerce. L’élaboration d’un vocabulaire plastique singulier s’y déploie à partir d’une maîtrise des outils et techniques mobilisés. Par ailleurs, l’équipe enseignante anime un pôle de recherche en design graphique sous le titre « Formes du temps ». Les thèmes traités et la dynamique du projet enrichissent l’offre pédagogique de l’option.
Les 4e et 5e années représentent la phase de recherche approfondie du cursus et préparent à une pratique artistique après la sortie de l’école.
Au cours de ces deux années, le développement de la recherche plastique et conceptuelle de l’étudiant·e s’appuie sur les Ateliers de Recherche et de Création, notamment lors des workshops, ainsi que sur des expériences professionnelles lors de séjours, stages ou travaux réalisés à l’extérieur de l’école. L’EESAB-site de Rennes propose tout au long de l’année des partenariats avec des acteur·rice·s culturel·le·s auxquels les étudiant·e·s sont associé·e·s.
Objectifs
Lors des années 4 et 5, les étudiant·e·s doivent progressivement développer leur langage personnel avec l’équipe enseignante en vue de l’obtention du DNSEP et de leur professionnalisation future. Pour cela, ils·elles doivent acquérir et maîtriser les connaissances et compétences suivantes :
- Maîtriser les étapes d’un projet plastique : conception (recherche documentaire et iconographique, dessins, esquisses), expérimentations, production, diffusion
- Faire preuve d’originalité
- Connaître la scène artistique
- Pouvoir mobiliser des connaissances théoriques
- Maîtriser différents modes d’expression : expression orale, expression écrite, expression par la création, par l’exposition...
Exposition Charivari Bibliothèque
Thabor-Lucien Rose - Biennale Exemplaires
Coordination Design graphique
Marjolaine Lévy
Coordination Année 4
Kévin Donnot
Coordination Année 5
George Dupin
Équipe pédagogique
Guillaume Allard
Amanda Auffray-Liddiard
Soizic Debons
Kévin Donnot
George Dupin
Benjamin Gomez
Isabelle Jégo
Marjolaine Lévy
Thierry Moré
Marie Proyart
Alain Rodrigue
Catherine de Smet
Dates à retenir
Année 4
Semestre 7
16 sept. 2019 → 22 janvier 2020
16 septembre 2019
Rentrée
19, 20 septembre 2019
Ateliers du Risque (initiative étudiante – voir Informations pratiques, p. 214)
27 septembre 2019
Retour du contrat d’études complété auprès de Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique.
1er, 2 et 3 octobre
Workshop de rentrée
13 → 17 janvier 2020
Semaine « Pratiques professionnelles »
22 janvier 2020
Bilan
Semestre 8
23 janvier → 28 avril 2020
27, 28 avril 2020
Bilan
À partir de mai 2020
Stage
Dates à retenir
Année 5
Semestre 9
16 sept. → 11 déc. 2019
16 septembre 2019
Rentrée
27 septembre 2019
Retour du contrat d’études complété auprès de Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique.
1er, 2 et 3 octobre
Workshop de rentrée
7 novembre 2019
Rendu mémoire 5e année
11 décembre 2019
Bilan
Semestre 10
12 décembre → 23 juin 2020
18 décembre 2019
Soutenance mémoire 5e année
13 → 17 janvier 2020
Semaine « Pratiques professionnelles »
12 février 2020
Bilan
15 mai 2020
Jury critique
22, 23 juin 2020
DNSEP
Grilles de crédits
|
Enseignements Année 4 |
S7 |
S8 |
|
Initiation à la recherche : suivi du mémoire, philosophie, histoire des arts |
9 |
9 |
|
Projet plastique : prospective, méthodologie, production dont le stage (5 ECTS) |
20 |
20 |
|
Langue étrangère |
1 |
1 |
|
Total crédits ECTS |
30 |
30 |
|
Total crédits ECTS cumulés |
240 |
|
|
Enseignements Année 5 |
S9 |
S10 |
|
Méthodologie de la recherche (dont suivi du mémoire et anglais) |
20 |
* |
|
Mise en forme du projet personnel |
10 |
* |
|
Épreuves du diplôme |
||
|
Mémoire |
* |
5 |
|
Travail plastique |
* |
25 |
|
Total crédits ECTS |
30 |
30 |
|
Total crédits ECTS cumulés |
300 |
|
Le contrat d’études
En deuxième cycle, l’étudiant·e est tenu·e de compléter son contrat d’études. Ce document pédagogique permet à l’étudiant·e de construire son parcours au sein de l’offre pédagogique, au regard des obligations mentionnées dans l’organisation des études pour chaque année et chaque option. Il·Elle inscrit ainsi les 30 crédits nécessaires à la validation de son semestre. Le contrat est validé par un·e enseignant·e. Il est remis à l’administration, à Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique, le 27 septembre 2019.
Organisation des études
Les étudiant·e·s doivent obligatoirement satisfaire aux obligations du cours d’anglais avec Amanda Liddiard-Auffray.
L’étudiant·e précise sa recherche et son projet personnels dans le cadre du séminaire « méthodologie du projet, actualité du design graphique ».
Dès le début de l’année 4, l’étudiant·e choisit un sujet de recherche théorique qui alimentera son travail personnel et constituera le thème du mémoire qu’ qu'il·elle soutiendra pour son DNSEP.
Il·Elle suit obligatoirement l’atelier Design éditorial de Marie Proyart en 4e année et au moins un ARC par an.
En fonction de son projet, il·elle peut suivre l’atelier de design typographique de Benjamin Gomez.
L’étudiant·e effectue un stage d’un minimum de deux mois en France ou à l’étranger ou/et une mobilité internationale (uniquement année 4).
L’étudiant·e de 5e année suit le module sur la préparation à l’insertion professionnelle.
Le projet personnel
L’étudiant·e poursuit notamment dans son espace de travail personnel sa pratique plastique, il·elle peut bénéficier de tous les ateliers techniques de l’école et des compétences de leurs responsables. Le suivi individuel du projet est assuré par les enseignant·e·s. Plusieurs enseignant·e·s proposent par ailleurs des séances collectives d’accrochage ou de réflexion commune.
Le mémoire
Si la formation à la recherche est présente tout au long du cursus, elle intervient de manière plus spécifique en 4e et 5e années par la rédaction et la soutenance d’un mémoire dans le cadre du diplôme national supérieur d’expression plastique conférant à ce titre le grade de Master. En 5e année, le mémoire s’inscrit au semestre 9 dans le cadre d’une unité d’enseignement de méthodologie de la recherche (20 ECTS) et sa soutenance est évaluée comme l’une des deux épreuves du DNSEP (5 ECTS sur les 30 ECTS du DNSEP).
Par la finalisation d’un travail théorique, le mémoire de fin d’études permet à l’étudiant·e d’acquérir une autonomie de pensée et des compétences théoriques et conceptuelles utiles à la poursuite d’une démarche d’artiste ou d’auteur·e. L’élaboration du mémoire se déroule en deux temps : durant la 4e et la 5e année.
Le séminaire de la 4e année implique l’étudiant·e dans une première dynamique de recherche pour d’une part, examiner une problématique qu’ qu'il·elle poursuivra en 5e année en vue du DNSEP et d’autre part, se familiariser avec les outils de la méthodologie. Ce travail donne lieu au mémoire de 4e année qui est présenté à l’occasion d’une soutenance devant deux enseignant·e·s en fin de semestre.
Le semestre 9 de la 5e année est consacré à la finalisation de la problématique traitée l’année précédente, à son amélioration, à son remaniement le cas échéant, à son développement et à son approfondissement.
Ce travail mené sur deux années est nourri de réflexions, de lectures et d’observations contribuant à interroger l’objet d’une recherche en art tout en confrontant des points de vue différents — anthropologique, historique, philosophique, sociologique…
L’objectif du mémoire est de permettre à l’étudiant·e de traiter de questions relatives à ses préoccupations artistiques en suivant une démarche de recherche problématisée. Il accompagne en ce sens un travail pratique. Il requiert une prise de distance critique de la part de son auteur·e. Comparable aux textes de certains artistes, le mémoire pourrait trouver un exemple dans la forme de l’essai tel qu’il constitue, dans l’héritage des humanités, une ouverture sur le monde et non un objet clos sur lui-même.
Les dits et les écrits de créateurs·rices fournissent de ce fait une ressource évidente à l’égal des travaux et œuvres réunies dans le corpus. Les théories et les fictions des artistes témoignent d’une spécificité de la réflexion artistique inséparable de l’attention portée à l’instauration de l’œuvre ; elles constituent une pratique égale au travail réalisé avec les images associées au texte. Des « images de pensée » peuvent être représentées à l’aide d’une iconographie élargie pouvant intégrer divers documents numériques, sonores, audiovisuels.
Les références et les illustrations reproduites ne sauraient se réduire à un complément informatif ; ce sont des objets de connaissance. Elles partagent des fonctions analogues aux méthodes qu’une recherche peut mobiliser au sein de différentes disciplines en sciences humaines, en sciences sociales et dans d’autres domaines. Le mémoire doit être rédigé selon un plan raisonné, avec une table des matières, et utiliser une bibliographie respectant les normes en vigueur.
Le mémoire est élaboré en trois exemplaires. Le jour du rendu définitif du mémoire, l'étudiant·e remet systématiquement deux exemplaires du mémoire à Stéphanie Berthelot, assistante pédagogique. Ces exemplaires sont répartis comme suit : un pour la personnalité extérieure qualifiée qui préside le jury de soutenance du mémoire et un pour le·la représentant·e de l’école au DNSEP – exemplaire qui sera ensuite remis à la bibliothèque de l'école. L'étudiant·e produit et conserve un exemplaire de son mémoire.
Épreuves du DNSEP
Le jury de DNSEP est composé de cinq personnes, un représentant de l’école : George Dupin pour le DNSEP 2020 et quatre personnalités extérieures qualifiées. Le jury de soutenance du mémoire est composé d’un·e représentant·e de l’école et de l’une des quatre personnalités. L’un des deux membres du jury de soutenance du mémoire est titulaire d’un doctorat, il préside ce jury. Le jury de soutenance du mémoire est une émanation du jury du diplôme qui suit l’évaluation du mémoire. Ces membres établissent un rapport qu’ils présenteront aux autres membres lors du jury de DNSEP réuni au mois de juin. L’évaluation du mémoire porte notamment sur la pertinence du choix du sujet, la capacité de l’étudiant·e à adopter un point de vue critique, la justesse des références bibliographiques et de leurs articulations au projet, la qualité du travail rédactionnel et graphique, et celle de l’entretien avec le jury.
Pour mémoire, les critères d’évaluation du DNSEP sont les suivants :
- Présentation des travaux (formelle et critique).
- Élaboration du projet et processus de la recherche.
- Positionnement du travail (pertinence des références et de l’articulation des connaissances, niveau de conceptualisation).
- Qualité des réalisations.
La soutenance du mémoire a lieu en début de semestre 10. Sa durée est fixée à 20 minutes. L’épreuve du DNSEP se déroule à la fin du semestre 10. Sa durée est de 40 minutes. Il est rappelé que les deux soutenances sont publiques.
Stages et mobilités internationales
Les stages en France ou à l’étranger
Année 4/M1
L’étudiant·e détermine son programme de travail avec son·sa directeur·rice de recherche ; il·elle met au point avec lui les modalités de suivi de son stage et de son travail personnel. Les stages à l’extérieur de l’école font l’objet d’une convention — à demander par mail à annyvonne.rihet@eesab.fr ou à retirer à l’accueil — qui doit être remise complétée à l’accueil au plus tard le premier jour du stage. Tous les stages font l’objet d’un rapport qui devra être joint au mémoire de DNSEP.
La mobilité internationale
Les échanges à l’étranger doivent être préparés dès la 3e année. L’étudiant·e doit prendre contact avec Amanda Auffray-Liddiard au bureau Erasmus + de l’école pour connaître les possibilités offertes au sein de l’école. La destination du séjour et les modalités de suivi à distance font l’objet d’un accord avec le·la coordonnateur·rice de l’option et l’établissement d’accueil.
Pour les étudiant·e·s en séjour à l’étranger, il est indispensable d’établir un programme de travail avec les enseignant·e·s de pratique et de théorie pour le mémoire. Pour le suivi, les moyens sont à adapter selon les situations : mail, Skype, plateforme, blog, courriers… Les crédits ECTS sont attribués par l’école d’accueil pour la période à l’étranger dans le cadre d’Erasmus +. Il est rappelé que l’EESAB encourage fortement les étudiant·e·s à s’engager dans une mobilité à l’international.
Insertion professionnelle
Le deuxième cycle est une étape importante dans la préparation à la vie professionnelle. Outre les rencontres avec des professionnel·le·s à l’occasion de partenariats ou de conférences, l’école organise une formation pour préparer à l’insertion professionnelle. Elle est assurée par Frédérique Calvez, chargée de développement/Mission formation continue à l’EESAB et Christine Finizio, directrice artistique de DDAB, Documents d’Artistes Bretagne, deux personnalités qui ont réuni leurs compétences pour un programme adapté aux étudiant·e·s en deuxième cycle des écoles d’art.
Il s’agit d’apporter aux étudiant·e·s une meilleure visibilité de leur futur environnement professionnel et des outils leur permettant de concrétiser leur projet après le diplôme, grâce à la mise en lien des savoirs, des expériences professionnelles et des outils méthodologiques.
Ce temps de travail dédié au projet professionnel permettra à l’étudiant·e de se projeter dans la mise en place de son activité artistique. L’enjeu est d’accompagner les étudiant·e·s dans la formalisation de leur projet en rendant visibles les liens entre production artistique, diffusion, administration, économie et communication.
Formation photographie numérique
Des formations en photographie numérique et à l’utilisation de logiciels sont proposées au cours de l’année par Caroline Cieslik. L’inscription à ces formations se fait à l’accueil de l’école, auprès d’Annyvonne Rihet.
Chambre/moyen-format/numérisation
18h de formation dont 3h en demi-groupe
Ouvert à 10 étudiant·e·s
Semestres 8 et 10
L’atelier s’articule entre des sessions théoriques et pratiques (exercices en salle et prises de vue sur le terrain). La séance d’introduction à la numérisation s’effectuera en demi-groupe.
Les lundis de l'argentique
5 séances
le lundi de 17h30 à 19h30
Semestres 8 et 10
Un atelier pratique pour engager un travail technique et précis de l'image argentique.
- Séance 1 : Le développement. Expérimenter les couples pellicules/révélateurs et les traitements poussés.
- Séance 2 : Planches contact et petit format. Le maîtrise des temps d'insolation et du filtrage.
- Séances 3 à 5 : Grands formats. Tirages et principes de masquage.
Anglais
Amanda Auffray-Liddiard
Contenu
Basé sur le principe de rendez-vous (trois étudiant·e·s maximum), l’essentiel est d’habituer l’étudiant·e à s’exprimer sur son propre parcours, ses références et ses réflexions.
Évaluation
À l’occasion de chaque rendez-vous, l’étudiant·e doit rendre un résumé écrit du contenu de ses idées qu’il·elle entend présenter.
Participation à six rendez-vous par an au minimum.
Les séances sont obligatoires pour les étudiant·e·s francophones et seront évaluées sur le principe du contrôle continu.
L’attribution des crédits se fait sur la base de l’assiduité, d’une progression et d’un travail qui démontre la volonté d’améliorer son niveau de départ.
Toutes impasses ou absences répétées ne pourront donner lieu à un rattrapage.
Français, langue étrangère
Soizic Debons
Destiné aux étudiant·e·s de langue étrangère
Objectifs
Le cours vise à améliorer le niveau de français à l’oral et à l’écrit des étudiant·e·s étranger·e·s.
Méthode
Cours et suivi individuel du travail de l’étudiant·e afin de maîtriser la présentation de son travail (vocabulaire, références…)
Aide à la rédaction des écrits et mémoires et à la mise en perspective du propos.
Évaluation
Un contrôle (écrit et oral) par semestre.
Séminaire
Isabelle Jégo, Marjolaine Lévy (semestres 7 & 9)
Kévin Donnot, George Dupin (semestres 8 & 10)
Contenu
Le séminaire a pour objectif d’offrir aux étudiant·e·s un espace de réflexion collectif sur des thématiques contemporaines. Chaque semaine, ils·elles choisiront et présenteront par petit groupe un objet éditorial, une exposition, une figure de la scène graphique et artistique. Il s’agira ici d’enrichir leur culture visuelle et théorique à partir d’objets de leur choix, et d’engager des discussions collectives autour d’une actualité.
Objectifs
L’enjeu du séminaire est d’articuler les questions théoriques et pratiques en mettant les étudiant·e·s dans une position de chercheur·se : se poser des questions sur des objets graphiques et artistiques, construire une problématique, définir une bibliographie, et présenter les résultats de cette recherche collective à tou·te·s.
Méthode
Toutes les deux semaines.
Présentation orale.
Évaluation
Assiduité.
Ponctualité.
Présentation témoignant d’une recherche approfondie.
Mémoire et métaphore
George Dupin
Années 4 & 5
L’atelier porte sur l’étude et le choix d’une iconographie, permettant la mise en forme d’un cahier d’images pour le mémoire des 4e et 5e années.
« Warburg se définit lui-même comme «historien», un «historien des images» et non de l’art. En tant que tel, il cherche à retrouver ou à construire les liens qui paraissent unir les époques à partir de l’examen des images. Une telle démarche n’a en soi rien de très nouveau. Ce qui fait son originalité, c’est l’intérêt qu’il manifeste pour ce qui n’est pas l’image, mais que celle-ci rend accessible et qui rend celle-ci compréhensible : la vie des hommes, leurs passions, leurs peurs et leurs désirs, leurs activités, leurs modes de pensée ».
À propos de L’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg
Texte de Roland Recht, L’Écarquillé, 2012.
Contenu
À partir du sujet de vos mémoires et pour enrichir votre travail de recherche théorique, il s’agira de produire un travail en images, un document iconographique rendant compte de vos questionnements. L’augmenter par analogie ou métaphore afin de produire avec l’aide d’une suite d’images, la compréhension des enjeux que sous-tend votre recherche. L’intuition est un élément constructif de votre référencement, il s’agit ici de la mettre en forme pour en donner une hypothèse perceptible.
Moyens
À travers le choix d’une iconographie ouverte à tous médiums, élaborer un cahier d’images. La narration et le montage par la juxtaposition des images donnant ainsi à voir les liens et l’inscription culturelle de votre recherche.
Évaluation
Le cahier d’images devra être reproductible et être rendu sous forme imprimée et numérique PDF. Choix de l’iconographie, qualité et pertinence du rendu éditorial.
Recherches individuelles et collectives.
Bibliographie
- John Pawson, Minimum, Phaidon Press, 1996.
- Aby Warburg, L’Atlas Mnémosyne, texte de Roland Recht, L’Écarquillé, 2012.
ARC Affiches politiques
Catherine de Smet, Kévin Donnot, Isabelle Jégo
En octobre 2020 débutera au Musée de Bretagne l’exposition « Affiches Politiques » qui fait suite à celle, présentée à la BDIC en 2016, « Internationales graphiques ». Cette exposition, à travers un très large corpus d’affiches réalisées des années 1960 à nos jours, mettra à jour des réseaux, des correspondances, des circulations dans les modalités d’engagement ou de style des graphistes actifs·ves durant cette période.
Notre participation à cet événement s’organisera en trois temps :
1- Indexation, analyse, organisation,réappropriation du fonds d’affiches
2- Conception d’un événement en direction du public
3- Organisation d’une journée d’études
Outre ces pistes de travail collectif, chaque participant·e à l’ARC sera amené·e à concevoir un projet personnel à partir du corpus exposé, qu’il·elle nourrira de ses recherches et de son regard critique et documenté, et auquel il·elle donnera une forme autonome.
Méthode
Le travail s’organise sous la forme d’un atelier hebdomadaire. Des rencontres régulières seront mises en place avec l’équipe du Musée de Bretagne.
Évaluation
L’évaluation tiendra compte de la présence, de la participation à la réflexion collective ainsi que de la qualité des réalisations.
Bibliographie
- Liz McQuiston, Graphic Agitation, Phaidon, 1993.
- Cécile Tardy et Valérie Tesnière (dir), Internationales graphiques, BDIC, 2016.
- Michel Wlassikoff, Mai 68, l’affiche en héritage, éditions alternatives, 2018.
- See red women’s workshop, Feminist Posters 1974-1990, Four corners books, 2016.
- Catherine de Smet et Béatrice Fraenkel (dir), Études sur le collectif Grapus, 1970-1990…, éditions B42, 2016.
- Amélie Gastaut (dir.), Roman Cieslewicz, La fabrique des images, Les arts décoratifs, 2018.
Design typographique
Benjamin Gomez
Contenu et objectifs
Cet atelier propose aux étudiant·e·s de concevoir collectivement une famille de caractères typographiques, depuis la recherche de documents qui permettront son inscription culturelle et la définition de ses principes directeurs, jusqu’à la production des moyens de sa diffusion.
La recherche et l’analyse de documents historiques tiendront une place importante dans l’élaboration du projet, et feront l’objet de présentations lors des séminaires collectifs.
L’accent sera mis sur l’aspect fonctionnel de la famille de caractères, pensée comme un outil mis à disposition des graphistes. Les moyens de diffusion de la police s’inscriront dans la culture « libre ».
Méthode
Le travail s’effectue en atelier et est poursuivi hors du cours d’une semaine à l’autre. Un calendrier d’avancement est proposé en début d’année qui sera ajusté par le groupe de travail suivant l’évolution du projet. Quelques présentations de principe et formations techniques en début d’année permettent aux étudiant·e·s de se familiariser avec le sujet.
Évaluation
L’évaluation prendra en compte la capacité de recherche et de mise en œuvre de l’étudiant·e, son investissement et l’évolution de son travail.
ARC Des mots et des choses
Marjolaine Lévy, Benjamin Gomez, George Dupin
L’ARC « Des mots et des choses » reviendra sur l’exposition éponyme qui s’est tenue au Frac Bretagne au printemps 2019. Dans cette exposition, était célébrée la rencontre entre le langage et les images, à partir d’une trentaine d’œuvres et de plus de 150 livres d’artistes issus de la collection du Frac. Si les mots et les images étaient mis à l’honneur, aucun travail éditorial n’a été produit à cette occasion. L’enjeu de cet ARC est de se replonger dans ce corpus d’œuvres et de livres, et de réfléchir à travers un laboratoire d’expérimentations graphiques, à toutes les formes éditoriales qu’un tel objet curatorial peut susciter.
Objectifs
Produire des objets éditoriaux, print ou numériques, interrogeant à tous points de vue (formel, théorique, graphique, typographique…) les œuvres et livres de l’exposition.
Méthode
Travail hebdomadaire en petits groupes à la documentation du Frac.
Évaluation
Assiduité et présence en cours.
Participation active.
Témoigner d’une recherche approfondie.
Réflexion et analyse écrite sur le fond et la forme des objets.
Exposé oral.
Bibliographie
- Michel Foucault, Les mots et les choses (1966), Paris, Tel Gallimard, 1990.
- Jérôme Dupeyrat, Perspectives contemporaines sur les publications d’artistes, Incertain sens, 2018.
Design éditorial
Marie Proyart
4e année
Semestre 7
Atelier voix off
En s’emparant de l’analogie entre la voix off au cinéma et certaines modalités éditoriales, l’étudiant·e concevra un objet éditorial à partir d’un texte (ou d’un corpus d’images) existant. Format libre.
Objectifs
Cet atelier permet à l’étudiant·e de développer un projet de manière autonome tout en proposant un suivi régulier. Il sera l’occasion de mettre en relation le design graphique avec d’autres pratiques. En amont de la production du projet, il sera demandé à l’étudiant·e d’expérimenter un système de monstration.
Atelier Promo Cash
Kevin Donnot, George Dupin (semestres 7 & 9)
Isabelle Jégo, Marjolaine Lévy (semestres 8 & 10)
Contenu
« Promo cash » est une proposition expérimentale inter-années. Un groupe de 16 étudiant·e·s volontaires (5 de 2e et 3e année, 3 de 4e et 5e année) sera constitué pour chaque semestre. Il s’agira sur un temps court (environ 5 séances) de réaliser un projet collectif autour de deux thématiques : « Désherbage » au premier semestre, « Cabanes » au second semestre. Les notions de coopération et d’autonomie seront mises en jeu et l’atelier fera l’objet d’une restitution publique.
Méthode
Le travail s’organise sous la forme d’un atelier bimensuel, en alternance avec le séminaire.
Work in progress/Séminaire photographie et vidéo
Caroline Cieslik, George Dupin, Julie C. Fortier, Benoît Fougeirol
Toutes options 3e et 5e années
Ouvert à 15 étudiant·e·s
En vue de la préparation aux diplômes, les enseignant·e·s de photographie et de vidéo de l’école proposent d’animer un séminaire critique transversal aux trois options, pour les années diplômantes, sur la photographie et la vidéo. L’enjeu est, sur des temps d’échanges et de fabrication collectifs, d’aider les étudiant·e·s à débattre de leurs projets, à les matérialiser et de travailler sur leur mise en espace.
Calendrier des rencontres :
Journée d’études le jeudi 28 novembre 2019 à l’auditorium
Le jeudi 30 janvier 2020
Le jeudi 26 mars 2020
Le jeudi 14 mai 2020
Workshop « Politiques des lieux »
Kristina Solomoukha
Toutes options 3-4-5
Workshop ouvert à 15 étudiant·e·s
Ouvert à tou·te·s en « auditeur·rice libre » sans limite de nombre de participant·e·s
Contenu
Faisant suite au workshop 2018-2019 « We cannot work like this : Decolonial Practices and Degrowth », le workshop « Politiques des lieux » est initié et sera mené en grande partie par des étudiant·e·s. Les séances de travail auront lieu tous les 15 jours sous forme de projections de films (Cinéclub), débats et actions collectives.
Plusieurs rendez-vous et moments forts sont prévus :
18, 19 et 20 octobre 2019
Voyage à Mechelen (Belgique), participation aux événements de clôture de la biennale Contour 9 ; rencontre avec Pierre-Philippe Duchâtelet, graphiste, enseignant à l’ERG et les étudiant·e·s du master Design et Politique du Multiple.
20, 21 et 22 novembre 2019
Conférence le 21 novembre à 18h à l’auditorium de Natasa Petresin-Bachelez commissaire de la neuvième édition de biennale Contour à Mechelen à laquelle nous avons participé ; workshop avec Natasa Petresin-Bachelez les 21 et 22 novembre à Rennes, en collaboration avec Pierre-Philippe Duchâtelet et des étudiant·e·s de l’ERG.
11-14 février 2020
Voyage à Bruxelles, collaboration avec les enseignant·e·s et étudiant·e·s de l’ERG. Le travail sera concentré sur deux pôles : « Passé colonial en question », visites du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren et de l’Atomium et « Les nouveaux lieux culturels dans le quartier Molenbeek de Bruxelles », comment existent-ils dans la ville ? Leur passé, leur expansion et leur influence sur le quartier.
Ateliers de recherche et de création
Tableau des ARC, p. 192
Exposition Charivari Bibliothèque Thabor-Lucien Rose, Biennale Exemplaires
Workshop de rentrée avec Maximage
Exposition des sélections étudiantes, Biennale Exemplaires
Création des étudiant·e·s en année 5 Design graphique, Biennale Exemplaires